Galerie d'Art / art gallery Au Bonheur du Jour Nicole Canet
La Galerie, ouverte en avril
1999,
est située au cœur de Paris près de l'Opéra,
du Palais-Royal, des boulevards,
et de la Bibliothèque Nationale.
La galerie comporte deux espaces
: - Un espace consacré à la photographie historique et moderne et aux expositions
thématiques ( Von Gloeden, Lehnert et Landrock, Matelots, Fétichisme, Jean Boullet )
- un boudoirréservé aux dessins, peintures, objets singuliers anciens, livres. La galerie Au Bonheur du Jour propose
des oeuvres à caractère érotique, réservées à un public adulte.
Gallery "Au Bonheur du Jour"
("Good luck of the day")
The Gallery is located in the centre of Paris, near the Opéra, the Royal Palace, the Boulevards and the
National Library.
The Gallery has two aréas :
- One devoted to historic and modern photography
and thematic exhibitions (Von Gloeden, Lehnert
and Landrock, Sailors, Fetishism, Jean Boullet) and
- A boudoir set apart for drawings, paintings, antique erotic articles, books.
Nicole Canet La Galerie Au Bonheur du Jour
11 rue Chabanais - 75002 Paris, France OUVERT du mardi au samedi de 14h30
à 19h30
et sur rendez-vous aubonheurdujour@curiositel.com www.aubonheurdujour.net
Tel : 33 (0)1 42 96 58 64
Au coeur de Paris,
près du Palais Royal, du Louvre, de l'Opéra à 150 m du métro
Pyramides, à 150 m du métro Palais Royal
à 50 m du métro 4 Septembre ou Bourse
Nicole Canet
présente dans sa galerie
ouverte le 13 avril 1999,
Nicole Canet
Art Gallery "Au Bonheur du Jour" 11 rue Chabanais - 75002 Paris France
open tuesday to saturday
at 2.30pm to 7.30 pm
DU 22 SEPTEMBRE AU 6 NOVEMBRE
2010 Seront présentés
une quarantaine de tableaux
de Narcisse DAVIM
NARCISSE DAVIM : PEINTURES
"LA
VAGUE"
Tabac et Chocolat
Tintin
Au large des côtes
Narcisse Davim appartient à la famille des figuratifs
libres. Son travail peut être associé visuellement aux vitraux et à la bande dessinée,
deux influences totalement assumées par l'artiste, auxquelles s'ajoutent d'autres influences plus inconscientes
et diluées : celle des arts, des médias, du monde quotidien.
Le monde de Narcisse Davim est chaud et coloré. Il représente toujours des personnages en situation,
suspendus dans des scènes savamment orchestrées. Peintre très imaginatif, Narcisse Davim construit
son monde, il développe une inspiration spontanée, pleine de fantaisie, où la fiction est
omniprésente : chacun de ses tableaux nous raconte une histoire. Ses personnages ne connaissent pas la solitude,
ils sont le plus souvent représentés en groupes et développent entre eux une complicité
heureuse, suggérée, voire parfois ambiguë : il y a toujours une atmosphère terriblement
sensuelle, le peintre chérit sans complexe le goût du plaisir. Les filles dégagent une grande
féminité, arborent des poitrines généreuses, des vêtements soyeux, elles sourient,
laissent voler leurs cheveux. Les garçons ont de longs cils, de beaux muscles, et assument pleinement leur
part de féminité. Et tout ce monde se côtoie avec beaucoup de plaisir, se touche, s'enlace
et échange des regards appétissants.
Sa peinture est emplie de volutes, de déliés, d'yeux en amandes. Les corps se détachent, clairement
entourés d'un trait noir bien marqué, mais posé là tout en douceur, avec toujours une
note qui apaise le regard.
Son style rappelle le dessin aux traits arrondis de Jean Cocteau et les orientalistes pour son souci du détail
et l'assortiment de ses couleurs chaudes.
Depuis des années, je réunis avec passion photographies et dessins, objets et documents illustrant
les mille et une façons d'aimer et de désirer, entre hommes et femmes, entre hommes ou entre femmes,
entre hier et aujourd'hui, entre art officiel et productions clandestines, entre Paris, paradis siciliens et orients
imaginaires.
Ce livre accompagne une nouvelle exposition de ma Galerie "Au Bonheur du Jour", intitulée MAISONS
CLOSES . Je tente d'entrouvrir les portes de maisons depuis longtemps fermées. Les maisons closes sont en
effet liées à l'histoire de Paris, entre Belle Epoque et premières décennies du XXe
siècle. Lieux incontournables des nuits parisiennes, chambres des premières initiations comme salons
qu'il convenait de fréquenter, où les clients les plus blasés venaient en quête de ce
qui pourrait encore les surprendre, théâtres de tous les fantasmes et palais irréels accueillant
leurs visiteurs dans un univers où tout semblait n'être que luxe, calme et volupté, les maisons
closes ou de tolérance, ou encore bordels et lupanars jalonnent une topographie du désir parisien:
d'arrondissement en arrondissement, de boulevards en rues discrètes, ces lieux témoignent
d'une créativité sans bornes dans l'art de mettre en scène les désirs et les plaisirs,
les corps des femmes et le regard des hommes, l'exacerbation des sens dans un monde de couleurs, de touchers et
de senteurs.
Entrouvrir ces portes m'a permis de réveiller un monde oublié de sourires et de fous rires, de frou-frou,
de soie et de velours, de bulles de champagne et de regards croisés, une incroyable scène où
se déroulaient les chassés-croisés des filles et des clients, sous l'oeil de la chorégraphe
et surveillante-en-chef des lieux. Somptueux décors, panoplie d'accessoires répondant à tous
les fantasmes, tout contribuait à déplacer les frontières entre rêve et réalité,
entre licite et interdit, entre le statut social et les rôles imaginaires.
J'ai choisi d'explorer ce monde sur un mode archéologique, en réunissant objets et photos qui permettent
de reconstituer des pans entiers de cet art d'aimer qui était aussi un art de vivre.
Mon projet était d'abord de reconstituer le réseau parisien des maisons de plaisirs, en retrouvant
les adresses, en décrivant les immeubles, les salons et les chambres, en m'attachant à la beauté
des meubles et des décors, aux liens multiples entre le savoir-faire des meilleurs artisans du temps, l'imagination
des peintres et sculpteurs et un imaginaire érotique croisant les références culturelles,
des peintures de Pompéi aux chefs-d'oeuvres de l'art nouveau.
A travers une collection unique de photographies, j'ai aussi voulu reconstituer la vie quotidienne des filles,
leur art de la séduction, leurs toilettes raffinées, mais aussi l'envers du décor, les maladies
comme la prison, les bouges sordides comme les salles d'attente, où l'on jouait aux cartes ou on épluchait
les légumes, dans l'attente d'un généreux client.
J'ai également réuni des objets uniques, jetons de maisons de passe, cannes truquées, accessoires
divers, autant de témoins de la manière dont les désirs, les fantasmes, les plaisirs pouvaient
se matérialiser.
J'ai ouvert ma Galerie, "Le Bonheur du Jour", le 13 avril 1999. Cinquante-trois ans plus tôt, au
jour près, était votée la loi
détruisant le fichier national de la prostitution et fermant 1400 établissements, dont 180 à
Paris. Autre coïncidence, ma Galerie, située au 11 rue Chabanais, se trouve juste en face du numéro
12 de la même rue, où se trouvait l'une des maisons les plus célèbres, un véritable
lieu culte...
Il n'y a pas de hasard... Il me suffisait de saisir le fil de ces coïncidences pour entrer dans le labyrinthe
d'une délicieuse histoire, que je vous invite à découvrir avec moi...